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Choisir le rôle que nous souhaitons jouer…

La peur de ne pas se reconnaître dans les yeux des autres est une chose très immobilisante. Nous avons probablement tous connu de ces amis qui, lorsque nous tentions de modifier notre comportement était présent pour nous ramener sur les rails de ce qu’ils pensaient que nous devrions être à leurs yeux. « Je te connais… Tu n’es pas comme ça. Ce n’est pas toi … » Il est des fois où c’est peut-être pour notre bien, et d’autres (le plus souvent) où c’est pour leur confort.

Savons nous vraiment qui nous sommes ? Ne sommes-nous pas plus que la somme totale de nos actes ? C’est un des lourds freins à notre épanouissement que ce joug placé sur nos épaules par nos soins. Bien souvent, croyant que c’est la meilleure solution, nous empruntons des masques et jouons à être un personnage devant les autres. Peut-être était-ce alors la meilleure des choses que nous puissions faire. Nous voilà tout à coup un jour prisonnier de ce qui fût un mécanisme de défense salvateur, ou non, condamné à rejouer ce scénario de peur de perdre la face. Devant qui ? Cet autre… Dit comme ça, effectivement, on pourrait presque en rire. C’est pourtant tellement vrai. Notre estime de nous-mêmes, tant il est peu abondant parfois, trouve des ressources dans les yeux de cet autre, qui de son coté, se réjouit de ce spectacle. Ce qui le blesse n’est pas tant que nous nous soyons mentis, ainsi qu’à elle par la même occasion. C’est que nous ne gardions pas cette place qui lui est chère. Le prix est plutôt élevé pour en fin de compte se retrouver à être en présence de deux insatisfactions se nourrissant l’une de l’autre comme s’il eut s’agit (je crois que c’est plus sur s’il s’agissait) de vases communicants.

Aimer l’autre c’est le laisser libre. C’est lui offrir parfois la liberté de se tromper, et l’aimer tout de même. Ce fâcheux coup de bâton du « Je te l’avais bien dit » cache le plus souvent en filigrane un « Fie-toi à moi comme autorité » prétextant nous éviter de souffrir. La réalité est toute autre, c’est leurs propres souffrances qu’ils cherchent à éviter. Le secret du bonheur, c’est de le cultiver, et c’est à chacun de cultiver le sien, nous en sommes les seuls responsables. Tout comme nous sommes les seuls responsables de nos souffrances.

Rien de ce qui puisse nous arriver de pire ne peut égaler la douleur rencontrée lors de notre naissance. Cette expérience est tellement douloureuse que nous construisons ensuite notre vie tout autour de cette peur. Peur de plus de douleur, alors nous allons vers ce qui nous semble être la plus grandes économie possible de cette dernière, et le plus souvent, la cultivons. Si seulement nous osions prendre le risque de vivre la réalité de ce que « qui » nous sommes réellement. La grande inconnue de notre existence c’est ce JE tapis en nous-mêmes. Le voyage intérieur n’est-il pas le plus beau de tous les voyages ? Si nous substituions le « Où vais-je ? » par « Qui suis-je ? », ou «  Ne suis-je pas ? », notre vie ne serait-elle pas différente ?

Pourquoi ne pas tenter d’être un peu plus soi, au détriment de toutes ces choses formatant ce « JE » latent? Est-il besoin de plus de douleur encore pour réaliser que nous sommes plus que la somme de nos actes ? Plus que le produit de l’éducation de nos parents ? A chacun sa réponse. Une chose est sûre pour moi cependant, nous sommes tous des individus uniques, et ce simple fait justifie à lui seul notre présence sur le vaisseau terre…

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À propos de reparateurdevie

réparateur de vie itinérant, sur les routes parce que je crois que le monde peut être meilleur...

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