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Réaliser le soi essentiel

Nous sommes tous des individus uniques, de part notre vécu, nos forces nos faiblesses, notre doute de nous-mêmes… Et ce peut être vécu comme un fardeau, un handicap. Nos plus grandes forces sont aussi nos plus grandes faiblesses, et vice versa. Tous comme le yin et le yang se nourrissant, se complémentant. Cet être unique que nous sommes, ce JE est la possibilité unique de réaliser quelque chose que nous sommes les seuls à pouvoir faire, et personne d’autre. Se découvrir, aller à sa rencontre, se réaliser, à quoi bon ? Et s’il s’agissait d’être en mesure de réaliser cette chose que nous seuls pouvions accomplir.

La tradition Juive parle de « tikoun », littéralement, réparation. Ce concept est le pilier central de la philosophie Kabbaliste. Originellement le monde aurait été contenu tout entier dans des vases qui se seraient brisés, libérant des étincelles de vie dont nous sommes le fruit. Ces étincelles n’ont pour autre aspiration que retrouver leur unité, pour ce faire, réparer les brisures des vases. Ces réparations nous sommes les seuls à pouvoir les accomplir, étant porteurs de ces étincelles étant chacune unique.

Nul n’est besoin de développer plus avant la chose pour remarquer comment cette philosophie de manière métaphorique encourage chacun à être cet individu unique, ayant pour seule justification de la place qu’il occupe sur le vaisseau Terre le simple fait qu’il est le seul à pouvoir, dans son domaine, réparer le monde en se réparant. Il y a de la sagesse dans les maximes populaires, « Change toi, et le monde changera à son tour. » Ou encore « Soyez à l’image de ce que vous souhaitez voir dans le monde. » Mais surtout, et avant tout, c’est pour vous-même que vous devez le faire, sans attendre de réponses de cet extérieur dont nous voudrions croire qu’il s’oppose à nous-mêmes. Il est alors facile de cultiver de manière prophétique notre échec. Il n’y a aucune raison de se mettre en chemin vers notre réalisation personnelle, mais il n’y en a aucune de ne pas le faire. C’est une question de point de vue. Nous pouvons vivre en pensant que nous sommes condamnés à ce que ce soit en compagnie de nous-même. Ou choisir de vivre cette co-habitation comme une chance unique de réaliser une chose unique, ce JE tapis dans nos profondeurs.

Cet enfant intérieur propre à chacun se donne souvent des airs d’adolescent révolté, d’adulte mécontent, ou de dame bien à sa place. N’est-ce pas qu’il a peur surtout de se faire gronder s’il ose dire je suis là. Est-ce nous qui avons peur de ce qu’il aurait à nous dire si nous enlevions le baillon solidement noué ? Vaut-il mieux le laisser tapis dans un coin sombre de nous-mêmes sans oser le regarder ? Lui faire peur lorsqu’il fait mine de vouloir s’exprimer, lui demandant de se taire, prétextant qu’il comprendra quand il sera grand ?

Chacun répondra, s’il le souhaite, librement à chacune de ces questions.

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