Flux RSS

Sans mot pour le dire

Pour vous permettre de mieux me découvrir, il me faut vous dire que suis auteur, avant toute autre chose peut-être.

Vous trouverez ici une nouvelle, publiée sous forme de feuilletons, dont vous pourrez suivre au fil des jours l’histoire…

Belle lecture…

A trop rêver sa vie, on en oublie de vivre ses rêves.

Lui, il est à se point stupide, que plutôt que de lui tendre la main pour l’aider à se relever, il donne dans son flanc de grand coup puissant. Pensant peut-être évacuer ainsi la frustration trop importante pour être contenue toute entière dans sa personne.

Elle, déesse vêtue intérieurement, à quatre pattes dans la boue. Pensant ainsi être le marche pied de cet être dont la force n’égale pas la sienne.

Lui, désirant être, animal doué de raison, séduisant, moteur masculin de l’enthousiasme vibrant dont se pare ce garçon. Célibataire des mois durant, n’éveillant l’intérêt d’aucune comparse, se trouve être soudain sous le feu des cils battants de celle qui ne lui accordait pas le moindre regard il y a dix jours à peine, alors qu’il n’avait pas encore rencontré celle qui maintenant partage sa destinée.

Celle-là même qui serait seul aujourd’hui, si elle ne lui avait pas laissé croire imaginative ment qu’il avait été prédateur. Elle souhaitait tout simplement être bien venue pour elle même, par elle même. Se laissant désirer, se savoir accueillie, éveillant en elle un intérêt se marquant de bien des façons. Se sent le plus souvent muette de stupeur, tant de fois utilisée, abusée, confuse… Condiment de choix dans le potage gluant du ressentiment.

Il trouve qu’elle est trop terre à terre, et voudrait partager avec elle de cet enthousiasme que les hommes partagent entre eux de manière un peu honteuse.

Ce de leurs cerveaux, diront-elles, dont ils sont dépourvut lorsqu’il agissent de la sorte. Allant jusqu’à penser qu’ils doivent partager le même qu’ils soient trois où huit.

Ils pensent d’elles que leurs amitiés sont friables, leurs rivalités mignonnes, voir charmantes.

Fait on combattre deux femmes dans de la boue pour leurs plastiques seulement ? Où tout en sachant que c’est goguenardise de présenter ainsi, caricaturé, ces déesses en hayons.

A genoux, dans la boue, jouant des épaules l’une contre l’autre. Il n’est pas rare de voir l’une d’entre elle chercher à inciser la jugulaire, d’un balayage verticale, haut bas, bas haut, calculant dans la seconde combien sa sœur est bien moins bien foutue qu’elle.

Moi, admirant contemplatif, en paix maintenant, enfin, avec ce que chacune d’elle fait de son potentiel, ne peut m’empêcher de les trouver bien forte, occupées comme elles le sont, à se toiser, pour un oui, pour un non. Usant avec grâce de ce fouet urticant, vipère, qu’est cette langue qu’elles ont pour la plus part bien aiguisées. Être donc ce défouloir commode, palliatif à la frustration connût semble-t-il depuis presque toujours…

Lire la suite

Publicités

Une réponse "

  1. Pingback: Qu’est ce qu’un chaman ? « reparateurdevie

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :